Rénovation des biens de plus de 5 ans: quel taux de TVA?

rénovation

6% ou 21%?  Quelle TVA s’applique pour les travaux de rénovation d’un bien de plus de 5 ans ? La question nous est posée fréquemment. Voici de quoi s’y retrouver dans cette réglementation un peu complexe.

Certains travaux sont toujours soumis à une TVA de 21%, quel que soit l’âge du bien rénové:

  • l’aménagement du jardin ou de sentiersrénovation
  • l’installation de clôtures
  • l’installation et les travaux portant sur les piscines, saunas, parcours de mini-golf et terrains de tennis
  • l’installation d’étangs, de fontaines, etc
  • les travaux de démolition jugés non indispensables
  • le nettoyage hebdomadaire
  • les lampes et luminaires
  • les appareils encastrés dans votre cuisine comme le four, le four à micro-ondes, le lave-vaisselle, le réfrigérateur, etc.
  • les convecteurs électriques qui sont branchés sur une prise électrique
  • les études et le contrôle réalisés par des architectes, géomètres, ingénieurs et coordinateurs de sécurité.

Les travaux de rénovation, eux, sont bel et bien soumis à la TVA de 6%. Et ce, que les travaux soient effectués avec un ou plusieurs corps de métier. Ce taux de TVA réduit s’applique aussi bien aux matériaux qu’à la main d’oeuvre. Attention: cela ne vaut que pour les travaux réalisés par des professionnels: si vous réalisez votre rénovation vous-même, vous devrez vous acquitter d’une TVA de 21% sur l’achat de vos matériaux.

Quelques règles sur la rénovation:

  • La démolition complète d’un bâtiment n’est pas possible.
  • La surface de l’ancien bâtiment conservé doit être supérieure à la moitié de la superficie totale de l’habitation après travaux.
  • La majorité des anciens murs porteurs doivent être conservés.
  • Les travaux doivent porter sur un bien immobilier privé: habitation familiale, seconde résidence, ou bien qui sera donné en location.

Quid des parties professionnelles d’une habitation?

  • Si la partie privée dépasse 50% du bâtiment et que les travaux concernent l’ensemble de la maison, la TVA est de 6% sur la totalité des travaux.
  • Si plus de la moitié du bien sont utilisés à des fins professionnelles, seuls les travaux réalisés dans la partie privée de l’habitation bénéficieront du taux réduit. Pour la partie professionnelle, la TVA sera de 21%.

Pour les parties communes d’un immeuble à appartements, chaque copropriétaire participe aux frais, proportionnellement à la part qu’il détient en indivision des parties communes. Le taux de TVA applicable à chaque copropriétaire dépend de l’usage (privé et/ou professionnel) qu’il fait de son appartement.

La règle dit que le bâtiment doit être occupé depuis au moins 5 ans. Néanmoins, dans les faits, le fisc fait preuve de souplesse. Il suffit que le bâtiment ait été occupé au cours de la cinquième année précédant les travaux. Ainsi, pour pouvoir réaliser des travaux avec le taux de TVA réduit en 2014, le bien doit être occupé au moins depuis le 31 décembre 2009.

Le taux réduit de TVA de 6% s’applique à une très large liste de travaux.

Il s’applique aux travaux de transformation, de rénovation, d’amélioration, de réparation ou d’entretien de l’habitation familiale, d’une résidence secondaire ou encore d’un bien mis en location. Cela inclut les travaux d’agrandissement (ex: construction d’une annexe ou d’une véranda).

Il porte également sur la livraison et la pose:

  • d’un chauffage central ou d’un système de climatisation
  • d’installations sanitaires
  • d’une installation électrique
  • de sonneries électriques, détecteurs d’incendies, systèmes d’alarme contre le vol et systèmes de téléphonie intérieure
  • d’armoires de rangement, d’éviers et armoires éviers, de lavabos et meubles lavabos
  • de volets, persiennes ou de stores placés à l’extérieur du bâtiment
  • de revêtements muraux ou de sol, de travaux de peinture
  • de chaudières, radiateurs ou convecteurs individuels
  • de placement d’un ascenseur

Pour les immeubles à appartements, seuls ceux de plus de 15 ans bénéficient du taux réduit de TVA pour le placement de chaudières communes.

 

Caisses enregistreuses dans l’Horeca : mesure d’application provisoire

caisse enregistreuse

caisses-enregistreusesLa mise en œuvre des black box, les caisses enregistreuses intelligentes, dans le secteur de l’HORECA a été reportée à de nombreuses reprises. Ce n’est que fin 2013 que l’administration a publié les spécifications techniques auxquelles doivent répondre les caisses enregistreuses agréées. Le délai était donc trop court pour que les fabricants puissent se mettre en conformité, obtenir les autorisations et agréments et mettre leurs appareils sur le marché avant le 1er janvier 2014.

L’obligation d’utiliser une caisse enregistreuse agréée a donc été reportée d’un an. Pour les bons élèves enregistrés avant le 31/12/2013, un bonus a été accordé sous la forme d’une réduction des charges sociales.

L’Arrêté Royal publié au Moniteur du 20.12.2013 précise les modalités de fonctionnement des caisses enregistreuses agréées, des caisses enregistreuses existantes mais non agréées et des assujettis qui ne disposent d’aucune caisse enregistreuse.

Pour la caisse enregistreuse agréée :

L’exploitant d’un établissement où sont consommés régulièrement des repas ainsi que le traiteur qui effectue régulièrement des prestations de restauration sont tenus de délivrer au client, assujetti ou non-assujetti, le ticket de caisse prévu à l’arrêté royal du 30 décembre 2009 fixant la définition et les conditions auxquelles doit répondre un système de caisse enregistreuse dans le secteur horeca, pour toutes les opérations qu’ils effectuent dans l’exercice de leur activité économique. Ce ticket de caisse est délivré au moment de l’achèvement du service ou de la livraison de biens et reprend entre autres les mentions prévues à l’article 2, point 4, de l’arrêté royal précité. Par dérogation à l’alinéa 1er, lorsque le chiffre d’affaires annuel, hors taxe sur la valeur ajoutée, relatif aux services de restaurant et de restauration à l’exclusion de la fourniture de boissons n’excède pas le montant que le Ministre des Finances ou son délégué détermine, l’exploitant ou le traiteur susvisé n’est pas tenu de délivrer le ticket de caisse. Dès la mise en service du système de caisse enregistreuse visé à l’arrêté royal du 30 décembre 2009, l’assujetti visé au paragraphe 1er, alinéa 1er, est tenu de détenir, à l’endroit où le système de caisse enregistreuse est installé, une provision de notes et reçus (ancienne mouture). En cas de dysfonctionnement, pour quelle que raison que ce soit, du système de caisse enregistreuse ou lorsque celui-ci n’est plus conforme aux règles en vigueur, l’assujetti précité est tenu de délivrer une note ou un reçu.

Pour la caisse enregistreuse non agréée :
Lorsque l’exploitant d’un établissement où sont consommés régulièrement des repas ou le traiteur qui effectue régulièrement des prestations de restauration utilise une caisse enregistreuse autre que le système de caisse enregistreuse visé à l’arrêté royal du 30 décembre 2009, il est tenu, pour la période du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2014, de continuer à délivrer des tickets de caisse au moyen de cette caisse enregistreuse.

Pour l’exploitant qui ne dispose pas de caisse enregistreuse :
L’assujetti doit délivrer la note ou le reçu mentionné plus haut.

A noter que les assujettis de catégories 2 et 3 qui mettent en place un système de caisse enregistreuse agréée de catégorie 1 doivent utiliser ce système dès sa mise en place et ne bénéficient plus des faveurs accordées aux catégories 2 et 3.

Dates de mise en œuvre :

La mise en œuvre de l’obligation d’utiliser une caisse enregistreuse est fixée au 1er janvier 2015. Les exploitants devront s’enregistrer dans l’application d’enregistrement SCE pour l’horeca (e-service du SPF Finances) au plus tard pour le 28 février 2015.

Les exploitants seront ensuite informés de la date ultime à laquelle le SCE devra être effectivement mis en place. A savoir une des dates suivantes :

  • 30 juin 2015
  • 30 septembre 2015
  • 31 décembre 2015

Il s’agit là d’une tolérance administrative par rapport à la date légale de mise en oeuvre obligatoire du 1er janvier 2015.

Pour éviter toute discrimination, des sanctions ne seront appliquées qu’à partir du 1 janvier 2016, après expiration de l’ultime période de mise en œuvre.

Les exploitants qui utilisent volontairement un système de caisse enregistreuse en 2014 et s’enregistrent dans les temps bénéficient de 2 avantages sociaux:

l’augmentation du nombre d’heures supplémentaires, pour lesquelles s’applique une diminution d’impôt, de 130 à 180 €

la baisse des charges pour 5 contrats fixes

Plus d’infos : www.systemedecaisseenregistreuse.be

Franchise de la taxe en matière de TVA

TVA

TVALe seuil de la franchise de la taxe en matière de TVA est relevé de 5.580 euros à 15.000 euros, à compter du 1er avril 2014.

Il est possible d’obtenir les informations relatives à cette modification dans ce document publié sur le site du Ministère des Finances.

Dépôt tardif du relevé intracommunautaire : les amendes

déclaration fiscale

TVA intracommunautaireUne déclaration de T.V.A. intracommunautaire est considérée comme tardive si elle est déposée après le 10ème jour du mois qui suit la date de dépôt légal. Par exemple, la déclaration du 4ème trimestre 2013 devait être déposée avant le 10 février 2014.

Le calcul de l’amende est extrêmement simple : 100 € par mois de retard. Dans l’exemple ci-dessus, un dépôt de la déclaration le 11 février entraîne donc une amende de 100 €. Si la déclaration est déposée le 11 mars, l’amende est de 200 €, etc.

En ce qui concerne le non dépôt (l’amende de 1.000, 00 €), une fois qu’il y a une mise à zéro du compte courant T.V.A. pour non dépôt, l’office de contrôle envoie une lettre par laquelle celui-ci donne un délai de 15 jours à l’assujetti pour déposer la ou les déclaration(s) manquante(s). Si la déclaration n’est pas déposée dans le délai octroyé, l’amende de 1.000,00 € par déclaration manquante est appliquée. Si la déclaration est déposée après ce délai, cela ne change rien à l’amende qui a été appliquée.