Bientôt une allocation de chômage possible en cas de démission

La loi-programme a été adoptée par la Chambre : les mesures sont donc désormais définitives. Parmi elles, une nouveauté attire particulièrement l’attention : l’instauration d’un droit unique à une allocation de chômage en cas de démission du travailleur, sous réserve de respecter certaines conditions. Voici l’essentiel à retenir.

 

Ce que prévoit la réglementation aujourd’hui

 

Dans le système actuel, l’accès immédiat aux allocations de chômage est en principe réservé aux travailleurs licenciés, à condition de totaliser un nombre suffisant de jours de travail. À l’inverse, lorsqu’un travailleur démissionne, il ne peut normalement pas bénéficier d’allocations.

La raison est simple : pour ouvrir le droit au chômage, il faut être involontairement privé de travail, ce qui n’est pas le cas en cas de démission. Dans cette situation, l’ONEM peut donc suspendre le droit aux allocations.

Une exception existe toutefois : si le travailleur peut démontrer une raison valable à sa démission, l’ONEM peut décider d’accorder immédiatement le droit aux allocations. Il peut s’agir, par exemple, d’une raison médicale ou d’une faute grave de l’employeur.

 

Ce qui change à partir du 1er mars 2026

 

À partir du 1er mars 2026, un dispositif inédit entrera en vigueur : il sera possible de démissionner une seule fois au cours de sa carrière tout en ayant droit à une allocation de chômage, pour une durée maximale de six mois.

Cette durée pourrait être portée à douze mois dans un cas précis : si le travailleur entame, dans les trois premiers mois de chômage, une formation menant à un métier en pénurie, et qu’il la termine avec succès.

La mesure s’applique aux démissions intervenant après le 28 février 2026.

 

Les conditions à remplir

 

Pour bénéficier de ce droit unique, le travailleur devra notamment justifier, au moment de la fin de l’emploi, d’un passé professionnel d’au moins 3 120 jours de travail (et jours assimilés).

 

Un point d’attention important

 

Même si la mesure ouvre une nouvelle possibilité, elle reste encadrée : il s’agit d’un droit unique dans une carrière, avec des conditions strictes sur la durée et sur l’historique de travail. Avant toute décision, il est donc essentiel d’évaluer l’impact concret au regard de la situation personnelle et professionnelle.

 

Un accompagnement adapté à votre situation

 

Chaque cas de démission reste particulier : ancienneté, motif, formation éventuelle, calendrier… Autant d’éléments qui peuvent influencer les droits. Pour clarifier votre situation et vérifier les conditions applicables, BCGFi vous accompagne dans l’analyse et les démarches.

Chèques-repas : une évolution majeure au 1ᵉʳ janvier 2026

Pour la première fois depuis près de dix ans, le plafond légal des chèques-repas va être relevé. À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, leur valeur maximale passera de 8 € à 10 € par jour presté. Cette adaptation, attendue depuis longtemps, porte une ambition claire : renforcer le pouvoir d’achat des travailleurs tout en maintenant l’attrait fiscal et social de ce dispositif emblématique.

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COVID 19 : nouvelles primes en vue

Primes Covid 19 juillet 2021 en Belgique

La crise du Coronavirus semble s’éloigner tout doucement. Certains secteurs se relèvent, mais d’autres par contre subissent encore la crise de plein fouet.

Le conseil des ministres de ce 15 juin dernier a approuvé deux avants projets de loi concernant à la fois les indépendants, mais également les travailleurs.

Indépendants : une prime de 600€ avant fin septembre !

Pour les indépendants qui ont perçu le droit passerelle de crise (donc le double droit passerelle octroyé aux secteurs qui ont été totalement obligé de s’arrêter par décision du conseil national de sécurité) au moins 6 mois durant la période de septembre 2020 à avril 2021, le projet  vise à leur verser une prime de 600€ bruts avant la fin septembre 2021.

Si vous êtes concernés par cette prime, vous ne devrez normalement rien faire. C’est en effet votre caisse d’assurances sociales qui vous versera automatiquement cette prime si vous y êtes éligible. Cette prime sera à déclarer dans vos impôts et sera taxée à 16,5 % ce qui devrait permettre aux indépendants d’avoir 500€ nets en poche.

Entreprises : prime corona de 500€ pour les employés

Les entreprises qui auront obtenu de bons résultats durant la crise auront quant à elles la possibilité d’octroyer à leurs employés en 2021 une augmentation unique sous forme d’une prime corona de maximum 500€. Cette prime sera exclue de la marge salariale et ne sera pas taxable dans le chef de l’employé. Pour l’instant nous ne savons pas ce que recouvre la notion de  « bons résultats ».

Elle sera totalement déductible pour l’employeur et sera toutefois soumise à une cotisation patronale spéciale de 16,5 %.

La prime pourra être émise dès le 1er aout 2021 et jusqu’au 31 décembre 2021. Elle ne pourra pas être émise sous forme d’un versement bancaire mais bien sous forme de chèques qui pourront être utilisés dans certains commerces et établissements.

Ces deux mesures doivent encore être approuvées par le conseil d’état et votées au parlement avant d’être  en application.

Nous ne manquerons pas de suivre cette actualité et de vous en tenir informé.

COVID 19 : Résumé des aides disponibles Région par Région

Aides Covid Région par Région

La crise que nous connaissons se prolonge malheureusement et vous êtes nombreux à en subir les conséquences.  Les Régions offrent des aides et il est parfois difficile de s’y retrouver. Certaines sont déjà disponibles, d’autres pas encore.

Nous tentons de faire le point ci-dessous, Région par Région :

Primes en Région wallonne

→ Pas encore disponible.

→ Demande possible à partir du 22 avril 2021.

  • Une indemnité pour les indépendants et les entreprises actifs en B2B et qui sont fournisseurs directs des entreprises qui ont dû obligatoirement fermer (ex. brasseurs, blanchisseries liées à l’événementiel, prestataires de services, etc.). Cette aide financière s’élève à 15 % du chiffre d’affaires des trois derniers trimestres 2019, et est plafonnée en fonction de l’importance de la perte du chiffre d’affaires et du nombre d’ETP dans l’entreprise.

→ Pas encore disponible.

  • Une indemnité pour certains secteurs spécifiques (agences de voyages, photographes, secteurs de location de tentes/vaisselle/…, etc.). Les entreprises concernées doivent démontrer une perte du chiffre d’affaires de minimum 50 % au 1er trimestre de l’année 2021 par rapport au même trimestre en 2019. Il s’agit d’une intervention à raison de 15 % du chiffre d’affaires du 1er trimestre 2019 (plafonnée selon l’importance de la perte du chiffre d’affaires et de la taille de l’entreprise).

→ Pas encore disponible.

  • Une indemnité pour le secteur des autocars dont les véhicules sont à l’arrêt à la suite des mesures restrictives visant les voyages, et les activités récréatives. L’intervention  correspond à 5 % de la valeur d’achat (hors TVA) des autocars immobilisés (max. 25 cars par entreprise), à condition de démontrer une perte du chiffre d’affaires d’au moins 50 %.

→ Pas encore disponible.

→ Pas encore disponible.

Primes en Région de Bruxelles-Capitale

  • Une prime ‘Tetra’ pour les restaurants et cafés (y compris leurs fournisseurs principaux), les hébergements touristiques (dont les hôtels et les chambres d’hôtes), les entreprises actives dans l’événementiel/la culture/le tourisme, les discothèques, et le secteur du sport. Le montant de l’intervention varie en fonction du nombre d’équivalents temps plein (ETP) de l’entreprise et de l’importance de la baisse du chiffre d’affaires (au moins 40 %).

→Demande à partir du 19 avril 2021 jusqu’au 19 mai 2021 inclus (sauf pour les hébergements touristiques, en attente).

Primes en Région flamande

  • Le nouveau mécanisme de protection flamand (Nieuw Vlaams beschermingsmechanisme).Il prévoit une intervention financière (10 % du chiffre d’affaires) pour les entreprises visées par une fermeture obligatoire ou justifiant d’une importante baisse du chiffre d’affaires. Le mécanisme comprend deux parties portant sur des périodes différentes :
  • Une prime de globalisation aux entreprises qui ont subi une perte d’au moins 60 % de leur chiffre d’affaires au cours des trois derniers trimestres de 2020. Cette aide s’élève à 10 % du chiffre d’affaires réalisé au cours des trois derniers trimestres de 2019. Les primes (par exemple le mécanisme de protection flamand) le déjà payées sont déduites du montant total.

→ Demande à partir du 1er avril 2021 jusqu’au 30 septembre 2021 inclus.

Source : LIANTIS