Flexi-jobs : une ouverture à presque tous les secteurs

Bonne nouvelle pour les employeurs : depuis le 1er juillet 2026, le flexi-job n’est plus réservé à quelques secteurs. Étendu à la quasi-totalité du privé et du public, doté d’un plafond fiscal relevé, il devient un levier de flexibilité précieux en pleine pénurie de main-d’œuvre — à condition d’en maîtriser les nouvelles règles.

Un dispositif désormais ouvert à presque tous les secteurs

Longtemps cantonné à l’horeca, au commerce ou à l’événementiel, le flexi-job franchit un cap décisif. Depuis le 1er juillet 2026, il est autorisé dans tous les secteurs privés et publics, à une exception près : les secteurs qui, via leur commission paritaire, choisissent explicitement de s’exclure du système. Autre nouveauté marquante, les fonctions du secteur des soins deviennent éligibles, pour autant que le collaborateur dispose des diplômes, agréments et qualifications requis.

Cette généralisation change la donne pour les entreprises. Là où le recours au flexi-job relevait de l’exception sectorielle, il devient un outil de gestion RH à part entière, mobilisable pour absorber un pic d’activité, remplacer une absence ou renforcer temporairement une équipe. Pour une PME confrontée aux tensions du marché de l’emploi, c’est une réserve de talents nettement élargie.

Ce qui change concrètement pour les employeurs

La réforme ne se limite pas à l’ouverture sectorielle : elle assouplit aussi plusieurs conditions pratiques. Le plafond annuel de revenus de flexi-job exonérés d’impôt pour les travailleurs non pensionnés est porté de 12 000 € (ancien plafond) à 18 000 € à partir des revenus 2025 (exercice d’imposition 2026), rendant le statut plus attractif pour un public de candidats beaucoup plus large. Les travailleurs à temps plein peuvent désormais exercer un flexi-job au sein d’une entreprise liée à leur propre employeur — une possibilité qui reste toutefois fermée aux travailleurs occupés à 4/5.

L’accès est également facilité pour d’autres profils. Les pensionnés bénéficient d’une procédure d’évaluation simplifiée et sont considérés comme flexi-jobistes pensionnés dès le trimestre de leur mise à la pension. Les intérimaires peuvent, eux, travailler comme flexi-jobistes via la même agence d’intérim, sous réserve de ne pas être simultanément actifs comme intérimaire et comme flexi-jobiste chez un même utilisateur. Enfin, un point technique mérite l’attention : la limite de 150 % du salaire de base minimal s’applique désormais au salaire de base lui-même, et non plus au flexi-salaire.

Un levier de flexibilité à activer au bon moment

Pour votre organisation, l’intérêt est clair. L’extension du statut élargit considérablement le vivier de collaborateurs mobilisables, tout en conservant les atouts qui font le succès du flexi-job : rapidité, flexibilité et sécurité juridique. Reste que chaque situation — secteur concerné, profil du travailleur, articulation avec le contrat principal — appelle une vérification préalable pour sécuriser le recours au dispositif.

Tirer parti du flexi-job en toute sérénité avec BCGFi

En résumé, le 1er juillet 2026 marque un tournant : le flexi-job devient un instrument accessible à presque toutes les entreprises, plus généreux fiscalement et ouvert à de nouveaux profils. Encore faut-il en respecter les conditions pour en tirer pleinement parti sans mauvaise surprise. Pour vérifier l’éligibilité de vos futurs collaborateurs et intégrer le flexi-job dans votre stratégie RH, les experts de BCGFi vous accompagnent à chaque étape.

Fin du SESAM : place à l’Incitant Job Plus dès le 1er juillet

La réforme wallonne des aides à l’emploi franchit une étape décisive. Dès le 1er juillet 2026, le dispositif SESAM laissera définitivement place à l’Incitant Job Plus, un nouveau soutien unique à l’embauche géré par le Forem — un changement que tout employeur wallon a intérêt à anticiper.

Une réforme déjà engagée depuis janvier 2026

La transition vers le nouveau régime n’a rien d’une surprise. Les premières modifications sont entrées en vigueur dès le 1er janvier 2026 pour les nouvelles demandes SESAM. Là où un candidat pouvait auparavant être inscrit au Forem depuis un seul jour, il doit désormais justifier d’une inscription d’au moins quatre mois. La durée maximale de l’aide a par ailleurs été ramenée à douze mois pour les demandes introduites depuis le début de l’année.

Pour les employeurs, le message est clair. Ceux qui bénéficient aujourd’hui d’une aide SESAM conservent leurs droits jusqu’au terme prévu dans leur décision d’octroi, avec une échéance maximale fixée au 31 décembre 2029. En revanche, à partir du 1er juillet 2026, plus aucune nouvelle demande SESAM ne pourra être introduite.

Job Plus : une aide unique et plus ciblée

L’Incitant Job Plus a vocation à remplacer plusieurs dispositifs existants, parmi lesquels SESAM, certaines aides Impulsion, le SINE et le Tremplin 24 mois+. Il s’adresse aux employeurs des secteurs marchand et non marchand disposant d’une unité d’établissement en Wallonie de langue française. Les demandes s’introduiront via le compte entreprise du Forem, qui vérifiera l’éligibilité du candidat avant l’engagement.

Sur le plan financier, l’aide se veut substantielle et prend la forme d’une intervention forfaitaire :

  • 1.000 € par mois pour un travailleur occupé à temps plein ;
  • 200 € supplémentaires par mois pour les entreprises de moins de 20 ETP.

Accordée pour une durée de 12 à 36 mois selon le profil recruté, l’aide peut représenter un soutien total de plus de 36.000 €, voire 43.000 € pour les plus petites structures. Les montants sont réduits proportionnellement en cas d’occupation à temps partiel.

Des conditions d’accès renforcées

Si l’aide demeure attractive, son accès sera nettement plus encadré que sous l’ancien régime. Du côté du travailleur, plusieurs critères devront être réunis :

  • être inscrit comme chercheur d’emploi au Forem ;
  • avoir sa résidence principale en Wallonie de langue française ;
  • justifier d’une inscription au Forem de 4, 12 ou 24 mois selon sa situation ;
  • appartenir à une catégorie de bénéficiaires visée par la réglementation.

L’employeur, de son côté, devra proposer un contrat d’au moins trois mois et une occupation au minimum à mi-temps. L’aide ciblera donc prioritairement les profils les plus éloignés du marché de l’emploi.

Préparer sereinement la transition avec BCGFi

En résumé, le 1er juillet 2026 marquera la disparition définitive du SESAM au profit d’un incitant unique, plus généreux mais aussi plus sélectif. Les aides en cours restent garanties jusqu’à leur terme, tandis que les futures embauches devront s’inscrire dans le cadre de Job Plus. Pour anticiper ces changements, vérifier l’éligibilité de vos candidats et optimiser vos aides à l’embauche, les experts de BCGFi vous accompagnent à chaque étape de votre stratégie de recrutement.

Une allocation de chômage est désormais possible en cas de démission

La loi-programme a été adoptée par la Chambre l’été dernier : les mesures sont donc désormais définitives. Parmi elles, une nouveauté attire particulièrement l’attention : l’instauration d’un droit unique à une allocation de chômage en cas de démission du travailleur, sous réserve de respecter certaines conditions. Voici l’essentiel à retenir.

 

Ce que prévoyait la réglementation auparavant

 

Auparavant, l’accès immédiat aux allocations de chômage était en principe réservé aux travailleurs licenciés, à condition de totaliser un nombre suffisant de jours de travail. À l’inverse, lorsqu’un travailleur démissionnait, il ne pouvait normalement pas bénéficier d’allocations.

La raison était simple : pour ouvrir le droit au chômage, il fallait être involontairement privé de travail, ce qui n’est pas le cas en cas de démission. Dans cette situation, l’ONEM pouvait donc suspendre le droit aux allocations.

Une exception existait toutefois : si le travailleur pouvait démontrer une raison valable à sa démission, l’ONEM pouvait décider d’accorder immédiatement le droit aux allocations. Il pouvait s’agir, par exemple, d’une raison médicale ou d’une faute grave de l’employeur.

 

Ce qui change depuis le 1er mars 2026

 

Depuis le 1er mars 2026, un dispositif inédit est entré en vigueur : il est désormais possible de démissionner une seule fois au cours de sa carrière tout en ayant droit à une allocation de chômage, pour une durée maximale de six mois.

Cette durée peut être portée à douze mois dans un cas précis : si le travailleur entame, dans les trois premiers mois de chômage, une formation menant à un métier en pénurie, et qu’il la termine avec succès.

La mesure s’applique aux démissions intervenant après le 28 février 2026.

 

Les conditions à remplir

 

Pour bénéficier de ce droit unique, le travailleur doit notamment justifier, au moment de la fin de l’emploi, d’un passé professionnel d’au moins 3 120 jours de travail (et jours assimilés).

 

Un point d’attention important

 

Même si la mesure ouvre une nouvelle possibilité, elle reste encadrée : il s’agit d’un droit unique dans une carrière, avec des conditions strictes sur la durée et sur l’historique de travail. Avant toute décision, il est donc essentiel d’évaluer l’impact concret au regard de la situation personnelle et professionnelle.

 

Un accompagnement adapté à votre situation

 

Chaque cas de démission reste particulier : ancienneté, motif, formation éventuelle, calendrier… Autant d’éléments qui peuvent influencer les droits. Pour clarifier votre situation et vérifier les conditions applicables, BCGFi vous accompagne dans l’analyse et les démarches.

Chèques-repas : une évolution majeure au 1ᵉʳ janvier 2026

Pour la première fois depuis près de dix ans, le plafond légal des chèques-repas va être relevé. À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, leur valeur maximale passera de 8 € à 10 € par jour presté. Cette adaptation, attendue depuis longtemps, porte une ambition claire : renforcer le pouvoir d’achat des travailleurs tout en maintenant l’attrait fiscal et social de ce dispositif emblématique.

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COVID 19 : nouvelles primes en vue

Primes Covid 19 juillet 2021 en Belgique

La crise du Coronavirus semble s’éloigner tout doucement. Certains secteurs se relèvent, mais d’autres par contre subissent encore la crise de plein fouet.

Le conseil des ministres de ce 15 juin dernier a approuvé deux avants projets de loi concernant à la fois les indépendants, mais également les travailleurs.

Indépendants : une prime de 600€ avant fin septembre !

Pour les indépendants qui ont perçu le droit passerelle de crise (donc le double droit passerelle octroyé aux secteurs qui ont été totalement obligé de s’arrêter par décision du conseil national de sécurité) au moins 6 mois durant la période de septembre 2020 à avril 2021, le projet  vise à leur verser une prime de 600€ bruts avant la fin septembre 2021.

Si vous êtes concernés par cette prime, vous ne devrez normalement rien faire. C’est en effet votre caisse d’assurances sociales qui vous versera automatiquement cette prime si vous y êtes éligible. Cette prime sera à déclarer dans vos impôts et sera taxée à 16,5 % ce qui devrait permettre aux indépendants d’avoir 500€ nets en poche.

Entreprises : prime corona de 500€ pour les employés

Les entreprises qui auront obtenu de bons résultats durant la crise auront quant à elles la possibilité d’octroyer à leurs employés en 2021 une augmentation unique sous forme d’une prime corona de maximum 500€. Cette prime sera exclue de la marge salariale et ne sera pas taxable dans le chef de l’employé. Pour l’instant nous ne savons pas ce que recouvre la notion de  « bons résultats ».

Elle sera totalement déductible pour l’employeur et sera toutefois soumise à une cotisation patronale spéciale de 16,5 %.

La prime pourra être émise dès le 1er aout 2021 et jusqu’au 31 décembre 2021. Elle ne pourra pas être émise sous forme d’un versement bancaire mais bien sous forme de chèques qui pourront être utilisés dans certains commerces et établissements.

Ces deux mesures doivent encore être approuvées par le conseil d’état et votées au parlement avant d’être  en application.

Nous ne manquerons pas de suivre cette actualité et de vous en tenir informé.